Rubrique : Boulevard Voltaire

février 10th, 2017 par La rédaction

Le 27 janvier 2017, le président Trump signe un décret présidentiel visant à temporairement geler l’admission sur le territoire américain des ressortissants de sept pays considérés par l’administration Obama et le Congrès comme des foyers de terrorisme. Objectif : mettre en place, avant réouverture des frontières, de nouvelles mesures de dépistage du terrorisme beaucoup plus contraignantes. Ce texte inclut également le gel, pour aussi longtemps que nécessaire, de l’admission de réfugiés, principalement syriens et irakiens, dont le « criblage » se faisait jusque-là par les Nations unies.

Trump avait gagné avec 46 % des voix en novembre. Depuis l’affaire, 52 % à 55 % des Américains soutiennent son décret. Vingt millions de nouveaux électeurs potentiels…

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février 3rd, 2017 par La rédaction

En interdisant l’entrée des USA aux « réfugiés » syriens, le président américain reçoit actuellement les invectives de nombreux dirigeants tels que Hollande ou Merkel. Mais à la différence de ces derniers, Trump refuse de déstabiliser son pays pour obéir à l’injonction des médias.

Pourtant, et malgré toute la diabolisation en cours, Trump est sur le point de régler la crise des migrants.

Aujourd’hui, on sait que lorsque Trump annonce quelque chose, il se réalise.

Ainsi, et au cours d’un entretien téléphonique, le roi Salmane d’Arabie saoudite a approuvé l’idée de Trump d’établir des « zones de sûreté » en Syrie et au Yémen.

Certes, il ne s’agit, pour l’instant, que d’un soutien et la Syrie et le Yémen devront donner leur accord préalable. De plus, l’Arabie saoudite est réputée pour son double discours, mais il est probable que cette dernière tiendra ses engagements car elle a terriblement besoin des Américains face à l’Iran qui s’impose de plus en plus au Moyen-Orient. Par ailleurs, il est possible que les Saoudiens souhaitent éviter de faire partie de la prochaine liste des pays interdits de visa aux USA (un nouveau décret est en préparation et inclurait des pays alliés).

Par un simple coup de téléphone, Trump vient d’amorcer un début de solution face à une crise migratoire qui s’est transformée, en Europe, en véritable crise civilisationnelle.

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janvier 30th, 2017 par La rédaction

Si l’Amérique est divisée, c’est entre le peuple et autre chose. Un sondage de Quinnipiac University du 26 janvier donne 36 % de popularité à Donald Trump, tandis que 44 % des sondés lui sont hostiles. Une partie d’entre eux composait la multitude bigarrée qui s’est répandue dans les rues des métropoles post-nationales que sont New York, San Francisco et Miami. Un cortège post-démocratique, qui ne digère pas la victoire d’un mâle blanc non repenti.

Mais, à supposer que les États-Unis continuent d’élire, de quadriennat en quadriennat, des candidats patriotes et protectionnistes, l’Amérique restera-t-elle durablement fracturée ? Une partie du pays demeurera-t-elle irrémédiablement attachée à l’idéologie multiculturaliste, alors même que les élites du système seront renouvelées et à nouveau fidèles au peuple ? Autrement dit, la doctrine remplaciste peut-elle perdurer chez une proportion substantielle d’individus si elle n’est plus véhiculée par les médias dominants, l’enseignement public et les classes dirigeantes ?

En fait, un nouvel establishment patriote serait a priori plus à même de réduire la fracture américaine que ne l’était l’ancien establishment post-national. Car l’idéologie des élites cosmopolites contrarie les instincts naturels de l’homme, tout comme la volonté du peuple.

En France comme aux États-Unis, la priorité est de purger l’Éducation nationale de ses propagateurs du marxisme culturel. Car l’objectif n’est pas de réunifier un peuple qui se serait scindé, mais de s’assurer qu’une moitié de nos citoyens refassent partie du peuple.

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janvier 28th, 2017 par La rédaction

Donald Trump fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait. Il y a, d’ailleurs, quelque chose de fascinant à le voir changer le monde connu en signant quotidiennement des décrets. Paraissant ne pas connaître la peur, il surprend les observateurs parce qu’il agit.

Au lieu de subir, Donald Trump change les règles du jeu qui ne lui conviennent pas. Gros chantier de sa présidence : l’immigration. Moins d’une semaine après sa prise de fonction, le nouveau président des États-Unis donnait le ton en signant un décret fixant comme objectif de « sécuriser la frontière sud des États-Unis grâce à la construction immédiate d’un mur ». Expliquant, très justement, qu’une « nation sans frontières n’est pas une nation », Donald Trump a décidé de les restaurer.

Le mur n’est qu’une étape d’une politique plus vaste, extrêmement ambitieuse. Symbole matériel d’une reconquête morale, le mur de Trump enverra un signal au monde : vous ne pouvez plus entrer aux États-Unis illégalement sans en subir les conséquences.

Désormais, plus rien ne semble impossible.

Les clandestins seront renvoyés chez eux. Par train, par avion ou par bateau. Qu’un pays s’y oppose et les visas de tous ses ressortissants seront gelés. Les pays récalcitrants, parmi lesquels on compte notamment l’Algérie, l’Afghanistan ou la Mauritanie, verront aussi leurs aides financières disparaître. Dans le droit fil de ces mesures de bon sens, Sean Spicer, porte-parole de Donald Trump, a annoncé la création de nouveaux centres de rétention le long de la frontière, qui permettront de détenir à moindre coût les immigrés illégaux, puis de les renvoyer le plus rapidement possible. Les 750.000 clandestins arrivés mineurs aux États-Unis peuvent aussi dire au revoir au traité DACA, signé par Barack Obama, qui les protégeait.

Donald Trump refuse que les États-Unis prennent le chemin de l’Union européenne d’Angela Merkel. La voie est tracée. Il ne nous reste plus qu’à l’emprunter. Inverser les flux migratoires n’est plus une utopie.

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janvier 23rd, 2017 par La rédaction

Au cœur du débat qui agite la sphère médiatique depuis ce week-end : les photos et les estimations de la foule rassemblée pour l’investiture du quarante-cinquième président. Il y aurait eu moins de monde que pour celle de Barack Obama, plausible et pas plus étonnant que ça. Il n’empêche que les clichés incriminés nous montrent, selon les sources, la pelouse du National Mail, bondée de monde, aussi dépeuplée que le cerveau d’un rappeur, ou alors dans l’entre-deux.

Mais, aux USA, il n’existe pas comme chez nous, l’équivalent d’une Préfecture de police chargée de comptabiliser les manifestants, que ce soit au doigt mouillé ou sous les injonctions plus ou moins fermes du pouvoir en place.

Et c’est là que le bulldozer Trump entre en marche. Kellyanne Conway, l’une de ses proches conseillères, affirme donc sur NBC : « Vous pouvez vous moquer autant que vous voulez, je pense que cela symbolise la façon dont nous sommes traités par la presse ! » Dans le même temps, la Maison blanche assène son message : « Nous suivrons deux règles simples, acheter américain et embaucher américain… » C’est proféré de manière abrupte, mais ça veut dire ce que cela veut dire. Et s’il n’y a pas de flou, c’est qu’il n’y a pas de loup, comme aurait pu ajouter Martine Aubry, celle qui murmure à l’oreille des éléphants du Parti socialiste.

Après, les images, leurs cadrages, le choix de tel ou tel cliché, tout cela fait aussi partie de l’inévitable viatique de la propagande, d’où qu’elle vienne.

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janvier 19th, 2017 par La rédaction

« D’abord, ils vous ignorent. Ensuite, ils vous ridiculisent. Après, ils vous attaquent et veulent vous brûler. Et enfin, vous gagnez« . Attribué au faux sage Gandhi, cet aphorisme fut en fait prononcé par le syndicaliste étasunien Nicholas Klein en 1918. Il illustre à merveille l’évolution de l’attitude des bien-pensants face à une idée ou une personne qui leur apparaît comme révolutionnaire.

L’ascension fulgurante de Donald J. Trump, malgré les moqueries et les coups bas des élites, en est un exemple probant.

L’annonce de sa candidature le 16 juin 2015 ne fut évoquée que dans la rubrique « Humour » de certains magazines. Le milliardaire était alors crédité d’à peine 2 % des voix dans les sondages les plus optimistes. Lorsque ce score est passé à 17 puis à 25 % au cours des mois suivants, les experts n’ont pas pris la chose au sérieux : dès le début de la primaire, l’oligarque bouffi se dégonflerait comme un ballon de baudruche.

On espéra alors qu’il mordrait la poussière face à Hillary, surtout, après ses propos sexistes révélés quelques semaines avant l’élection. Le septuagénaire à la perruque était enterré, disait-on. Malgré son efficacité lors du dernier débat, on pensa qu’il serait battu par celle qui, femme de président et ancienne Secrétaire d’État, se présentait en politicienne professionnelle face à cet amateur venu de la téléréalité.

Mais, coup de tonnerre, Donald J. Trump avait obtenu la majorité des Électeurs pour devenir le 45ème Président des États-Unis d’Amérique. Il avait gagné! L’Amérique profonde, celle des rednecks et du lumpenprolétariat avait gagné ! Mis devant le fait accompli, les élites se réfugièrent dans la rêverie, espérant que les Grands Électeurs feraient défaut lors de l’élection proprement dite.

Que nenni! Le 19 décembre 2016, Donald Trump fut officiellement élu Président par le collège électoral, l’intégralité de ses 304 délégués ayant suivi le vote populaire. Aujourd’hui, il s’apprête à entrer en fonction après avoir juré sur la Bible de servir fidèlement l’Amérique et les 300 millions d’âmes qui y vivent.

« D’abord ils vous ignorent ; puis, ils se moquent de vous ; ensuite, ils vous combattent ; et enfin, vous gagnez ». Voilà un aphorisme plein de sagesse. Nous, patriotes français, sommes déjà à l’avant-dernière phase, sans doute la plus dure.

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janvier 16th, 2017 par La rédaction

Le président des Etats-Unis a ainsi choisi de se confier au très vénérable Times et au très populaire Bild pour s’adresser aux citoyens de deux pays, le Royaume Uni et l’Allemagne, pour lesquels il avoue éprouver une affection particulière.

Donald Trump, en « grand fan » des Britanniques et détenteur d’un golf dans le pays de sa Gracieuse Majesté, s’enthousiasme pour le Brexit, « un succès » qui incitera d’autres pays, selon lui, à faire de même. Il rencontrera prochainement, et prioritairement, Theresa May afin « de conclure un accord commercial avec le Royaume-Uni, rapidement et dans les règles ».

Il se montre, en revanche, plus circonspect à l’égard d’Angela Merkel, pour laquelle il a néanmoins « beaucoup de respect », dans la gestion de la crise des réfugiés qui aurait, selon lui, été une « erreur catastrophique ». Né d’un père venu d’Allemagne, le président des Etats-Unis « ne veut pas que des gens de Syrie viennent s’installer » dans le pays de l’Oncle Sam. Il aurait, pour sa part, forcé la main aux pays du Golfe, « parce qu’après tout, ils ont plus d’argent que quiconque ».

Donald Trump s’est, par ailleurs, lancé dans un vaste plaidoyer pour le protectionnisme et trouve anormal que les rues de New York soient submergées de Mercedes « alors qu’il y a très peu de Chevrolet en Allemagne ». Il torpille ainsi le libre-échange lorsque celui-ci n’est pas réciproque.

L’homme à la mèche rebelle condamne également les mesures de rétorsion prises à l’égard de la Russie et juge que l’OTAN est une institution « obsolète » qui n’a « pas su s’adapter aux nouvelles menaces » planant sur le monde, tout en reprochant à de nombreux pays membres de l’organisation de « ne pas payer correctement ce qu’ils doivent régler ».

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janvier 12th, 2017 par La rédaction

Ford, pris à partie depuis des mois par Donald Trump, a renoncé à son projet de nouvelle usine mexicaine de 1,6 milliard de dollars pour investir dans le Michigan. Les libre-échangistes viennent de subir leur première défaite et le nouveau président américain vient de marquer son premier point.

C’est vrai, le libre-échange intégral n’est pas forcément intelligent. Ainsi, Maurice Allais qui, avant de décrocher son prix Nobel d’économie, avait été major de l’École polytechnique, faisait l’analyse suivante.

Pour lui, la crise actuelle avait deux origines : le libre-échangisme et l’organisation financière internationale. « Parmi les multiples vérités qui ne sont pas abordées se trouve le fondement réel de l’actuelle crise : l’organisation du commerce mondial, qu’il faut réformer profondément, et prioritairement à l’autre grande réforme également indispensable que sera celle du système bancaire. »

Notre prix Nobel d’économie nous avait averti : « Si aucune limite n’est posée, ce qui va arriver peut d’ores et déjà être annoncé aux Français : une augmentation de la destruction d’emplois, une croissance dramatique du chômage non seulement dans l’industrie, mais tout autant dans l’agriculture et les services. »

Aucune limite n’a été posée ni au libre-échange ni à l’endettement. Nous voyons les résultats. La part de notre industrie qui représentait 24 % du PIB, il y a trente ans, est aujourd’hui inférieure à 11 %. Le chômage réel est supérieur à 7 millions de personnes. Le commerce extérieur est lourdement déficitaire. Et notre dette dépasse les 2.170 milliards d’euros.

Que n’a-t-on écouté notre prix Nobel ?

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janvier 6th, 2017 par La rédaction

La vérité est que Donald Trump a fait un diagnostic de la situation politique et économique des États-Unis que personne n’avait osé faire auparavant, un diagnostic non pas de théoricien mais d’observateur pragmatique du terrain dont, certes, on ne saura que plus tard s’il était le bon ou pas, mais qui tient parfaitement la route. Pour Trump, les causes de la crise économique sont structurelles.

En fait, Donald Trump met tout sur le dos du libre-échange et des délocalisations, avec comme tête de Turc la Chine. Selon lui, tous les stigmates de la crise remontent à une seule et même source : la concurrence des pays en voie de développement qui a dévasté le tissu industriel américain. Vu d’Europe, et notamment avec le regard d’un militant souverainiste, ce diagnostic peut sembler banal, mais aux États-Unis, affirmé avec une telle franchise, c’est inédit, comme il est inédit d’affirmer que le libre-échange est non seulement la cause, mais la seule et unique cause de la crise.

Le rapprochement avec la Russie – confié non pas à un politique mais à un industriel, c’est tout dire – et le refroidissement des relations avec Pékin sont parfaitement cohérents avec une politique de recentrage économique sur le sol américain. Face à la Chine, qui a beaucoup à perdre sur le plan économique, les États-Unis doivent se préparer à une confrontation diplomatique serrée. A contrario, la Russie, loin d’être un concurrent industriel, offre toutes les synergies qui fondent un partenariat fécond pour l’avenir.

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décembre 18th, 2016 par La rédaction

En désignant Friedman, Trump a choisi la Ville Sainte de trois religions comme siège de la future ambassade américaine, point final. Trump ne fait pas dans la dentelle.

Mais il est fidèle à son intuition : celle du retour aux nations et empires. La fin des « machins » internationaux parasitaires ou incompétents. « Combien de divisions? », demandait Staline…

Avec Trump (si ce dernier est élu ce 19 décembre), il faudra s’attendre à une relecture des cartes du monde : les actions de la Russie remonteront, comme celles du Japon ou de la Turquie. Celles de la Chine ou de la Perse oscilleront selon l’accouchement de leurs crises internes, cependant que celles du royaume de Saoud s’effondreront, tout comme celles des deux malades du monde : l’Europe et l’Afrique, nombrilistes, prisonnières de leur dialectique du maître et de l’esclave. Sauf sursaut de l’une, de l’autre, ou des deux…

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