Rubrique : Boulevard Voltaire

mars 12th, 2017 par La rédaction

Trump a été élu, mais il n’a pas encore le pouvoir. La journaliste Monica Crowley estimait dernièrement que « l’Etat profond » (Deep State) veut évincer Trump avant qu’il ne réussisse, et préférablement « envoyer l’organisme étranger en prison » (Fox News, Hannity, 7 mars 2007). D’où le « dossier » Russe, vocalisé par les parlementaires républicains et démocrates d’une vieille garde néocon qui contrôle deux commissions d’enquête sur les agissements de la Russie dans l’élection présidentielle.

Trump vient de stopper net Obama qui comptait retourner en campagne publique contre lui (selon l’ancien ministre de la Justice démocrate Eric Holder). En lançant le 4 mars une opération tweetienne de brouillage qui accusait Obama de l’avoir mis sur écoute, Trump a réussi le tour de force de faire inclure le comportement de l’administration Obama dans les travaux des commissions d’enquête parlementaires sur l’ingérence russe. Il a même réussi à rouvrir la discussion sur les manœuvres illégales conduisant à l’éviction du général Flynn, et à étouffer dans l’œuf l’assassinat politique du nouveau ministre de la Justice Jeff Sessions (toujours la Russie!).

La clé du succès du président repose sur son plan fiscal, comme sur les grands travaux d’infrastructures (sujets politiquement payants) mais aussi sur la neutralisation financière du système de santé hérité d’Obama (sujet politiquement dangereux). Trump sait que son programme économique sera saboté par le Congrès, soit par intention, soit par incompétence, soit… par absence de jours ouvrés (8 jours de session en avril) !

Il lance donc la réforme d’Obamacare, en misant sur la gauche du parti républicain, sans trop blesser la droite. Trump vise en fait les démocrates modérés du Congrès, en réélection prochaine, aujourd’hui écrasés par l’establishment, espérant faire basculer cette base dans son « Obamacare light » (mais efficace). Si les démocrates acceptent la main tendue, tant mieux ! S’ils refusent, Trump, leur offrira le chapeau, laissera l’actuel Obamacare à son sort (effondrement probable en 2018). Libéré, il pourra ainsi imposer en urgence aux parlementaires des deux bords sa panoplie de réformes économiques, très populaires dans les sondages, comme à la bourse.

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mars 3rd, 2017 par La rédaction

Mardi, devant le Congrès, Donald Trump a dévoilé les contours d’un nouveau système d’immigration qui privilégiera les immigrants qualifiés et fera preuve d’une fermeté accrue avec les clandestins.

Avançant d’évidents arguments économiques, Donald Trump souhaite que les États-Unis abandonnent « le système actuel d’une immigration peu qualifiée » afin « d’adopter à la place un système fondé sur le mérite ». Le bénéfice d’un changement de paradigme s’élèverait à des milliards de dollars.

S’il n’est pas question d’une fermeture totale des frontières, seuls seront encore les bienvenus les individus « capables de subvenir financièrement à leurs besoins par eux-mêmes ».

Par ailleurs, une nouvelle version du décret migratoire restrictif à l’encontre des ressortissants de sept pays musulmans sera présentée dans les prochains jours après avoir été suspendu par la justice.

La construction du mur, promise de longue date, commencera très prochainement.

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mars 3rd, 2017 par La rédaction

Le discours de Donald Trump du 28 février 2017 restera dans les annales de la politique américaine. Certes, un discours est seulement un discours, fait de quelques mots juxtaposés par des rédacteurs professionnels, et récités avec plus ou moins de talent. Mais les Américains ont eu droit à plus que ça : une cérémonie, celle de la fusion des institutions avec un homme, une fois de plus sous-estimé par ses adversaires. Une dernière chance pour ces institutions de fusionner avec le peuple…

Trump, diabolique, leur a donné cette chance. Et les idoles vacillent. Une majorité des élus républicains est tombée sous le charme.

Une minorité des élus démocrates également.

Le matin même, Pelosi claironnait qu’un effort méthodique visant l’impeachment de Trump était en route. Il suffisait de voir son visage le soir, au Capitole, tout comme celui d’Elizabeth Warren, ou ceux de ses vieillissantes collègues déguisées en « vestales » au blanc virginal, celui du droit des femmes, pour comprendre qu’il se passait quelque chose d’imprévu.

Ayant touché les tripes et le cœur, restait au président la tâche de convaincre les esprits en traçant un plan d’action simple et clair, et surtout le plus bipartisan possible : en insérant des coins entre les establishments des deux partis et leurs « travailliste patriotiques », il a tenté de les rallier à des politiques communes (fiscalité, santé, infrastructure, immigration). Le 1er mars, la Bourse exulte.

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février 10th, 2017 par La rédaction

Le 27 janvier 2017, le président Trump signe un décret présidentiel visant à temporairement geler l’admission sur le territoire américain des ressortissants de sept pays considérés par l’administration Obama et le Congrès comme des foyers de terrorisme. Objectif : mettre en place, avant réouverture des frontières, de nouvelles mesures de dépistage du terrorisme beaucoup plus contraignantes. Ce texte inclut également le gel, pour aussi longtemps que nécessaire, de l’admission de réfugiés, principalement syriens et irakiens, dont le « criblage » se faisait jusque-là par les Nations unies.

Trump avait gagné avec 46 % des voix en novembre. Depuis l’affaire, 52 % à 55 % des Américains soutiennent son décret. Vingt millions de nouveaux électeurs potentiels…

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février 3rd, 2017 par La rédaction

En interdisant l’entrée des USA aux « réfugiés » syriens, le président américain reçoit actuellement les invectives de nombreux dirigeants tels que Hollande ou Merkel. Mais à la différence de ces derniers, Trump refuse de déstabiliser son pays pour obéir à l’injonction des médias.

Pourtant, et malgré toute la diabolisation en cours, Trump est sur le point de régler la crise des migrants.

Aujourd’hui, on sait que lorsque Trump annonce quelque chose, il se réalise.

Ainsi, et au cours d’un entretien téléphonique, le roi Salmane d’Arabie saoudite a approuvé l’idée de Trump d’établir des « zones de sûreté » en Syrie et au Yémen.

Certes, il ne s’agit, pour l’instant, que d’un soutien et la Syrie et le Yémen devront donner leur accord préalable. De plus, l’Arabie saoudite est réputée pour son double discours, mais il est probable que cette dernière tiendra ses engagements car elle a terriblement besoin des Américains face à l’Iran qui s’impose de plus en plus au Moyen-Orient. Par ailleurs, il est possible que les Saoudiens souhaitent éviter de faire partie de la prochaine liste des pays interdits de visa aux USA (un nouveau décret est en préparation et inclurait des pays alliés).

Par un simple coup de téléphone, Trump vient d’amorcer un début de solution face à une crise migratoire qui s’est transformée, en Europe, en véritable crise civilisationnelle.

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janvier 30th, 2017 par La rédaction

Si l’Amérique est divisée, c’est entre le peuple et autre chose. Un sondage de Quinnipiac University du 26 janvier donne 36 % de popularité à Donald Trump, tandis que 44 % des sondés lui sont hostiles. Une partie d’entre eux composait la multitude bigarrée qui s’est répandue dans les rues des métropoles post-nationales que sont New York, San Francisco et Miami. Un cortège post-démocratique, qui ne digère pas la victoire d’un mâle blanc non repenti.

Mais, à supposer que les États-Unis continuent d’élire, de quadriennat en quadriennat, des candidats patriotes et protectionnistes, l’Amérique restera-t-elle durablement fracturée ? Une partie du pays demeurera-t-elle irrémédiablement attachée à l’idéologie multiculturaliste, alors même que les élites du système seront renouvelées et à nouveau fidèles au peuple ? Autrement dit, la doctrine remplaciste peut-elle perdurer chez une proportion substantielle d’individus si elle n’est plus véhiculée par les médias dominants, l’enseignement public et les classes dirigeantes ?

En fait, un nouvel establishment patriote serait a priori plus à même de réduire la fracture américaine que ne l’était l’ancien establishment post-national. Car l’idéologie des élites cosmopolites contrarie les instincts naturels de l’homme, tout comme la volonté du peuple.

En France comme aux États-Unis, la priorité est de purger l’Éducation nationale de ses propagateurs du marxisme culturel. Car l’objectif n’est pas de réunifier un peuple qui se serait scindé, mais de s’assurer qu’une moitié de nos citoyens refassent partie du peuple.

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janvier 28th, 2017 par La rédaction

Donald Trump fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait. Il y a, d’ailleurs, quelque chose de fascinant à le voir changer le monde connu en signant quotidiennement des décrets. Paraissant ne pas connaître la peur, il surprend les observateurs parce qu’il agit.

Au lieu de subir, Donald Trump change les règles du jeu qui ne lui conviennent pas. Gros chantier de sa présidence : l’immigration. Moins d’une semaine après sa prise de fonction, le nouveau président des États-Unis donnait le ton en signant un décret fixant comme objectif de « sécuriser la frontière sud des États-Unis grâce à la construction immédiate d’un mur ». Expliquant, très justement, qu’une « nation sans frontières n’est pas une nation », Donald Trump a décidé de les restaurer.

Le mur n’est qu’une étape d’une politique plus vaste, extrêmement ambitieuse. Symbole matériel d’une reconquête morale, le mur de Trump enverra un signal au monde : vous ne pouvez plus entrer aux États-Unis illégalement sans en subir les conséquences.

Désormais, plus rien ne semble impossible.

Les clandestins seront renvoyés chez eux. Par train, par avion ou par bateau. Qu’un pays s’y oppose et les visas de tous ses ressortissants seront gelés. Les pays récalcitrants, parmi lesquels on compte notamment l’Algérie, l’Afghanistan ou la Mauritanie, verront aussi leurs aides financières disparaître. Dans le droit fil de ces mesures de bon sens, Sean Spicer, porte-parole de Donald Trump, a annoncé la création de nouveaux centres de rétention le long de la frontière, qui permettront de détenir à moindre coût les immigrés illégaux, puis de les renvoyer le plus rapidement possible. Les 750.000 clandestins arrivés mineurs aux États-Unis peuvent aussi dire au revoir au traité DACA, signé par Barack Obama, qui les protégeait.

Donald Trump refuse que les États-Unis prennent le chemin de l’Union européenne d’Angela Merkel. La voie est tracée. Il ne nous reste plus qu’à l’emprunter. Inverser les flux migratoires n’est plus une utopie.

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janvier 23rd, 2017 par La rédaction

Au cœur du débat qui agite la sphère médiatique depuis ce week-end : les photos et les estimations de la foule rassemblée pour l’investiture du quarante-cinquième président. Il y aurait eu moins de monde que pour celle de Barack Obama, plausible et pas plus étonnant que ça. Il n’empêche que les clichés incriminés nous montrent, selon les sources, la pelouse du National Mail, bondée de monde, aussi dépeuplée que le cerveau d’un rappeur, ou alors dans l’entre-deux.

Mais, aux USA, il n’existe pas comme chez nous, l’équivalent d’une Préfecture de police chargée de comptabiliser les manifestants, que ce soit au doigt mouillé ou sous les injonctions plus ou moins fermes du pouvoir en place.

Et c’est là que le bulldozer Trump entre en marche. Kellyanne Conway, l’une de ses proches conseillères, affirme donc sur NBC : « Vous pouvez vous moquer autant que vous voulez, je pense que cela symbolise la façon dont nous sommes traités par la presse ! » Dans le même temps, la Maison blanche assène son message : « Nous suivrons deux règles simples, acheter américain et embaucher américain… » C’est proféré de manière abrupte, mais ça veut dire ce que cela veut dire. Et s’il n’y a pas de flou, c’est qu’il n’y a pas de loup, comme aurait pu ajouter Martine Aubry, celle qui murmure à l’oreille des éléphants du Parti socialiste.

Après, les images, leurs cadrages, le choix de tel ou tel cliché, tout cela fait aussi partie de l’inévitable viatique de la propagande, d’où qu’elle vienne.

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janvier 19th, 2017 par La rédaction

« D’abord, ils vous ignorent. Ensuite, ils vous ridiculisent. Après, ils vous attaquent et veulent vous brûler. Et enfin, vous gagnez« . Attribué au faux sage Gandhi, cet aphorisme fut en fait prononcé par le syndicaliste étasunien Nicholas Klein en 1918. Il illustre à merveille l’évolution de l’attitude des bien-pensants face à une idée ou une personne qui leur apparaît comme révolutionnaire.

L’ascension fulgurante de Donald J. Trump, malgré les moqueries et les coups bas des élites, en est un exemple probant.

L’annonce de sa candidature le 16 juin 2015 ne fut évoquée que dans la rubrique « Humour » de certains magazines. Le milliardaire était alors crédité d’à peine 2 % des voix dans les sondages les plus optimistes. Lorsque ce score est passé à 17 puis à 25 % au cours des mois suivants, les experts n’ont pas pris la chose au sérieux : dès le début de la primaire, l’oligarque bouffi se dégonflerait comme un ballon de baudruche.

On espéra alors qu’il mordrait la poussière face à Hillary, surtout, après ses propos sexistes révélés quelques semaines avant l’élection. Le septuagénaire à la perruque était enterré, disait-on. Malgré son efficacité lors du dernier débat, on pensa qu’il serait battu par celle qui, femme de président et ancienne Secrétaire d’État, se présentait en politicienne professionnelle face à cet amateur venu de la téléréalité.

Mais, coup de tonnerre, Donald J. Trump avait obtenu la majorité des Électeurs pour devenir le 45ème Président des États-Unis d’Amérique. Il avait gagné! L’Amérique profonde, celle des rednecks et du lumpenprolétariat avait gagné ! Mis devant le fait accompli, les élites se réfugièrent dans la rêverie, espérant que les Grands Électeurs feraient défaut lors de l’élection proprement dite.

Que nenni! Le 19 décembre 2016, Donald Trump fut officiellement élu Président par le collège électoral, l’intégralité de ses 304 délégués ayant suivi le vote populaire. Aujourd’hui, il s’apprête à entrer en fonction après avoir juré sur la Bible de servir fidèlement l’Amérique et les 300 millions d’âmes qui y vivent.

« D’abord ils vous ignorent ; puis, ils se moquent de vous ; ensuite, ils vous combattent ; et enfin, vous gagnez ». Voilà un aphorisme plein de sagesse. Nous, patriotes français, sommes déjà à l’avant-dernière phase, sans doute la plus dure.

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janvier 16th, 2017 par La rédaction

Le président des Etats-Unis a ainsi choisi de se confier au très vénérable Times et au très populaire Bild pour s’adresser aux citoyens de deux pays, le Royaume Uni et l’Allemagne, pour lesquels il avoue éprouver une affection particulière.

Donald Trump, en « grand fan » des Britanniques et détenteur d’un golf dans le pays de sa Gracieuse Majesté, s’enthousiasme pour le Brexit, « un succès » qui incitera d’autres pays, selon lui, à faire de même. Il rencontrera prochainement, et prioritairement, Theresa May afin « de conclure un accord commercial avec le Royaume-Uni, rapidement et dans les règles ».

Il se montre, en revanche, plus circonspect à l’égard d’Angela Merkel, pour laquelle il a néanmoins « beaucoup de respect », dans la gestion de la crise des réfugiés qui aurait, selon lui, été une « erreur catastrophique ». Né d’un père venu d’Allemagne, le président des Etats-Unis « ne veut pas que des gens de Syrie viennent s’installer » dans le pays de l’Oncle Sam. Il aurait, pour sa part, forcé la main aux pays du Golfe, « parce qu’après tout, ils ont plus d’argent que quiconque ».

Donald Trump s’est, par ailleurs, lancé dans un vaste plaidoyer pour le protectionnisme et trouve anormal que les rues de New York soient submergées de Mercedes « alors qu’il y a très peu de Chevrolet en Allemagne ». Il torpille ainsi le libre-échange lorsque celui-ci n’est pas réciproque.

L’homme à la mèche rebelle condamne également les mesures de rétorsion prises à l’égard de la Russie et juge que l’OTAN est une institution « obsolète » qui n’a « pas su s’adapter aux nouvelles menaces » planant sur le monde, tout en reprochant à de nombreux pays membres de l’organisation de « ne pas payer correctement ce qu’ils doivent régler ».

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