Rubrique : Le Figaro

mars 31st, 2017 par La rédaction

Barack Obama avait prévenu Donald Trump: le premier défi international de sa présidence risquait de venir de la Corée du Nord. Le jeune Kim Jong-un ne l’a pas démenti. Sa récente frénésie d’activités militaires l’a propulsé en tête des préoccupations de Washington. Avec une inconnue de taille: comment le président américain réagira-t-il à la prochaine provocation de Pyongyang, test nucléaire ou tir de missile?

Enclin à «écouter ses instincts», Trump a opté d’emblée pour une approche musclée, annonçant un renforcement de l’arsenal américain et laissant flotter l’idée que le Japon ou la Corée du Sud puissent se doter de l’arme atomique. Lorsque Kim s’est vanté fin décembre d’être «aux derniers stades» de la fabrication d’un missile intercontinental, le chef de la Maison-Blanche a tweeté: «Cela n’arrivera pas.» Il a ainsi tracé une ligne rouge, à la fois pertinente et risquée.

À la mi-mars, Trump a envoyé son secrétaire d’État en tournée au Japon, en Corée du Sud et en Chine avec un message de fermeté: «Que ce soit bien clair: la politique de patience stratégique est terminée», a affirmé Rex Tillerson. Ce concept, en vigueur sous Barack Obama, pariait sur un hypothétique effondrement du régime, accéléré par des sanctions internationales et des cyberattaques contre le programme de missiles. Mais la patience, l’isolement et les opérations clandestines ont échoué. La Corée du Nord aurait déjà de quoi fabriquer une vingtaine de bombes atomiques.

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mars 18th, 2017 par La rédaction

Pour défendre la relation économique bilatérale, la chancelière s’était entourée de dirigeants d’entreprises allemandes comme BMW, dont la plus grande usine se trouve aux États-Unis. Ils ont fait valoir à Trump leurs 200 milliards d’investissements et 700.000 emplois créés dans son pays. Ils lui ont aussi expliqué leur système d’apprentissage, promettant de le développer outre-Atlantique. Trump s’est défendu d’être «isolationniste»: «Je suis pour le libre et juste commerce. Mais les négociateurs allemands ont mieux travaillé jusqu’ici que les négociateurs américains, et cela va changer», a-t-il promis.

La Maison-Blanche avait indiqué que le président était curieux de connaître l’opinion de Merkel sur Vladimir Poutine, qu’elle pratique de longue date. L’avenir de l’Europe, l’Ukraine et la lutte contre l’État islamique figuraient aussi au menu de leurs discussions, sujets trop vastes pour être épuisés en deux heures de tête-à-tête et un déjeuner. Angela Merkel n’a pas été invitée à Mar-a-Lago, la résidence de Floride où avait séjourné le premier ministre japonais, Shinzo Abe, et vers laquelle s’est envolé Donald Trump dès la fin de leurs entretiens.

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mars 15th, 2017 par La rédaction

Les médias américains cherchaient depuis longtemps à percer le mystère des revenus du président américain Donald Trump. Mardi, la Maison-Blanche a confirmé que l’homme d’affaires s’était acquitté en 2005 de 38 millions de dollars (35,8 millions d’euros) d’impôts sur des revenus de plus de 150 millions de dollars, devançant ainsi les révélations attendues de la chaîne MSNBC. La présentatrice de la chaîne Rachel Maddow, qui a annoncé ce scoop en fanfare sur les réseaux sociaux – sachant que les chiffres datent tout de même de plus de dix ans -, dit avoir obtenu deux pages de la déclaration d’impôt de Donald Trump des mains du journaliste David Cay Johnston. Ce dernier assure les avoir reçus par la poste.

Les documents en question montrent que Donald Trump a fait l’objet d’un taux d’imposition de 25%. L’ex-homme d’affaires a déduit une perte de 100 millions de dollars de ses revenus afin de réduire le montant des impôts fédéraux. La Maison-Blanche évoque pour sa part la prise en compte d’une «dépréciation de grande ampleur pour construction». Elle a dénoncé une fuite illégale mais confirmé les montants. «Il faut vraiment être désespéré par rapport aux audiences pour vouloir enfreindre la loi afin de vendre un sujet portant sur deux pages de déclarations fiscales datant de plus d’une décennie», a déclaré un responsable de l’exécutif sous couvert d’anonymat. «Malgré le montant élevé des revenus et de l’impôt payé, il est totalement illégal de dérober et de publier des déclarations de revenus», a poursuivi ce responsable, ce que MSNBC a contesté.

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mars 3rd, 2017 par La rédaction

Il a déjà déclaré qu’il souhaitait une marine américaine à 350 navires et sous-marins dans les prochaines années, contre un objectif fixé à 310 navires par l’administration Obama, et un niveau actuel de 274 bateaux. Mais il n’a pas encore détaillé sur quels genre de bateaux l’effort se porterait. « Je viens de parler avec des responsables de la marine et de l’industrie, pour discuter de mes plans d’entreprendre une expansion majeure de notre flotte militaire, comprenant le 12e porte-avions dont nous avons besoin », a déclaré le président américain sur le Gerald Ford.

La marine américaine a demandé en décembre dernier une forte augmentation de sa flotte, du fait de la sophistication croissante des armements de ses adversaires potentiels. Elle demande désormais 355 navires, dont 12 porte-avions, contre 308 navires et 11 porte-avions dans ses prévisions précédentes. Le porte-avions, capable de porter le feu américain un peu partout dans le monde, est l’un des principaux attributs de la puissance militaire américaine.

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février 25th, 2017 par La rédaction

L' »executive order » signé dans le bureau Ovale de la Maison blanche en présence de plusieurs chefs d’entreprises ordonne à chaque agence fédérale de désigner un groupe de travail chargé de passer en revue les réglementations en vigueur et de déterminer celles qui nuisent à l’économie américaine.

Chaque « task force » devra présenter des recommandations en vue de simplifier ou de supprimer ces règles.

« La régulation excessive tue des emplois, conduit à des compagnies à quitter notre pays comme jamais auparavant », a expliqué Trump. « Chaque régulation devra être soumise à un simple test: rend-elle la vie meilleure ou plus sûre pour les salariés et pour les consommateurs américains ? »

Il a ajouté que les Etats-Unis pouvaient se passer de « 75% de ces horribles règles redondantes qui font mal aux entreprises, qui font mal à l’emploi », a-t-il ajouté.

La nouvelle équipe au pouvoir estime que les réglementations adoptées sous la présidence de Barack Obama – il y en a eu selon elle plus de 3.000 en huit ans – représentent un coût de plusieurs centaines de milliards de dollars pour l’économie du pays.

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février 25th, 2017 par La rédaction

« Paris n’est plus Paris »: le président américain Donald Trump a cité aujourd’hui « un ami » qui ne met plus les pieds dans la capitale française, pour défendre sa politique migratoire en prenant la France, la Suède et l’Europe en général comme contre-exemples.

« La sécurité nationale commence par la sécurité aux frontières. Les terroristes étrangers ne pourront pas frapper l’Amérique s’ils ne peuvent entrer dans notre pays », a-t-il lancé lors de la grande conférence annuelle des conservateurs CPAC.

« Regardez ce qui se passe en Europe ! Regardez ce qui passe en Europe ! », a-t-il martelé, défendant une nouvelle fois ses propos controversés sur la Suède liant l’immigration à une présumée poussée de violence. « J’adore la Suède mais les gens là-bas comprennent que j’ai raison ».

S’il a déjà utilisé à de nombreuses reprises en campagne cette référence aux attentats perpétrés en France pour justifier sa politique sur l’immigration, le président républicain s’est attardé plus longuement cette fois-ci sur la capitale française.

« J’ai un ami, c’est quelqu’un de très très important. Il adore la Ville lumière. Pendant des années, tous les étés, il allait à Paris, avec sa femme et sa famille », a-t-il raconté. « Je ne l’avais pas vu depuis longtemps et j’ai dit « Jim, comment va Paris ? »; « Je n’y vais plus. Paris n’est plus Paris » « , a-t-il poursuivi. « Il n’aurait jamais raté une occasion. Aujourd’hui, il n’envisage même plus d’y aller », a encore raconté le 45e président des Etats-Unis.

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février 17th, 2017 par La rédaction

Donald Trump a une nouvelle fois adopté un ton offensif, ce jeudi, pour sa première conférence de presse en solitaire à la Maison-Blanche. Le Républicain s’est d’abord exprimé en solitaire pendant près de quarante minutes. Le temps pour lui de faire un état des lieux du pays. «J’ai hérité d’une situation chaotique», s’est-il plaint. Il a ensuite répondu pendant environ une heure aux questions des journalistes, évoquant les soupçons de collusion de la Russie, la «malhonnêteté» de la presse, et son nouveau décret sur l’immigration. Le milliardaire a également nommé Alexander Acosta comme secrétaire au Travail.

Donald Trump va remplacer «la semaine prochaine» son décret interdisant provisoirement aux ressortissants de sept pays musulmans d’entrer aux États-Unis, a-t-il annoncé. Cette nouvelle version sera «tout à fait conforme» à la décision de la justice, qu’il a jugée «très mauvaise». «Nous pouvons ajuster le décret à cette décision et obtenir ce qu’on souhaite, peut-être même plus, d’un certain point de vue», a promis le président.

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février 11th, 2017 par La rédaction

« Le lien entre nos deux nations et l’amitié entre nos deux peuples sont très, très profonds », a déclaré Donald Trump. « L’alliance entre les Etats-Unis et le Japon est la pierre angulaire de la paix et de la stabilité dans la région du Pacifique », a t-il ajouté.

Il a par ailleurs précisé que les échanges économiques entre les Etats-Unis et le Japon devaient être « libres » et « réciproques ».

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février 2nd, 2017 par La rédaction

Le président a menacé de couper les financements fédéraux de l’université de Berkeley, où des manifestants ont violemment protesté la veille contre la venue d’un éditorialiste du site Breitbart.

« Si l’UC Berkeley ne permet pas la liberté d’expression et pratique la violence sur des personnes innocentes qui ont des points de vue différents – PAS DE FONDS FEDERAUX ? », a écrit M. Trump sur Twitter.

Scandant « faites-le taire », des centaines de manifestants, pour la plupart des étudiants, ont brisé hier soir des vitres sur le campus, mis le feu à des palettes en bois et jeté des pierres sur la police qui a répondu par des tirs de gaz lacrymogène.

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février 2nd, 2017 par La rédaction

Un premier sondage publié mardi par l’institut Rassmussen montrait que 57 % des américains étaient favorables à «une interdiction temporaire des réfugiés venant de Syrie».

66% des sondés favorables à une limitation du nombre de réfugiés

Cependant, un autre sondage beaucoup plus sérieux publié par Reuters et réalisé par Ipsos, vient confirmer cette tendance. Selon cette enquête réalisée en début de semaine et publiée mardi, 49 % des personnes interrogées sont favorables au «Muslim Ban» contre 41 % qui y sont opposées. 10 % n’ont «pas d’opinion». La question est formulée ainsi: «Êtes-vous d’accord ou pas d’accord avec le décret que le président Trump a pris pour bloquer des réfugiés et interdire les gens venant de sept pays à majorité musulmane d’entrer aux États-Unis?» 26 % des personnes interrogés sont «totalement d’accord» et 22 % «d’accord». Le clivage entre Républicains et démocrates sur cette question est très élevé: 82 % des Républicains y sont favorables pour 23 % seulement des démocrates.

À la question «Faut-il interdire le pays aux musulmans pour prévenir le terrorisme?», sans référence directe au décret de Trump, 43 % se disent pour, contre 44 % favorables à l’accueil des réfugiés. Selon le même sondage, 66 % des personnes interrogées se disent favorables à une «limitation du nombre réfugiés autorisés à entrer dans le pays». Enfin, 31 % dessondés disent se sentir «plus en sécurité» depuis le décret Trump.

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