Rubrique : Le Monde

février 17th, 2017 par La rédaction

Le président américain Donald Trump a annoncé, jeudi 16 février, avoir désigné Alexander Acosta pour occuper le poste de secrétaire au travail, le premier Hispanique de son gouvernement.

Mais cette annonce qui intervient au lendemain du retrait de son précédent candidat, Andrew Puzder, a été éclipsée par la violente diatribe du président contre les médias d’information traditionnels qu’il accuse d’être « le parti de l’opposition » et de propager de « fausses informations ».

A plusieurs reprises, le président a interrompu les journalistes, lui posant des questions, avant de critiquer CNN, le New York Times ou la BBC.

Donald Trump a assuré que « beaucoup de journalistes de [son] pays ne vous diront pas la vérité ». « La presse est devenue si malhonnête que, si nous n’en parlons pas, cela dessert énormément le peuple américain. » « Le niveau de malhonnêteté [des médias] est hors de contrôle », a déclaré le président républicain.
« La plupart des médias à Washington, New York et Los Angeles ne parlent pas pour le peuple mais pour les intérêts particuliers et pour ceux qui profitent d’un système cassé de manière très, très évidente », a lancé Donald Trump qui a concentré une grande partie de ses attaques contre la chaîne CNN, l’une de ces cibles favorites.

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février 12th, 2017 par La rédaction

Des centaines de sans-papiers ont été arrêtés et expulsés au cours de la semaine écoulée, aux Etats-Unis, dans des opérations menées par les agents du service des douanes et de l’immigration (Immigration and Customs Enforcement, ICE). Cette agence fédérale spécialisée dans les reconduites à la frontière a ciblé des foyers d’immigrés clandestins à Los Angeles, New York, Chicago, Austin et d’autres villes du pays.

Les interventions menées par la nouvelle équipe à Washington s’inscrivent dans un climat marqué par les déclarations et mesures hostiles aux immigrés en général. Le président Trump a par ailleurs signé, le 25 janvier, un décret donnant la priorité à l’expulsion des sans-papiers ayant un casier judiciaire ou accusés de crime et de délit, sans distinction. Sont également ciblées les personnes entrées illégalement sur le territoire qui sont poursuivies ou soupçonnées, sans avoir été condamnées.

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janvier 26th, 2017 par La rédaction

Cette mesure intervient à un moment particulièrement symbolique : au lendemain du 44e anniversaire de « Roe V. Wade », l’arrêt emblématique de la Cour suprême qui a légalisé l’avortement en 1973 aux Etats-Unis, et deux jours après que des millions d’Américaines ont manifesté pour leurs droits.

Donald Trump renoue ainsi avec la politique mise en place par l’ancien président Ronald Reagan en 1984. Cette « global gag rule » (règle du bâillon mondial), également nommée « politique de Mexico », a fait l’objet d’un véritable ping-pong au fil du temps. Supprimée par Bill Clinton en 1993, elle a été rétablie par George W. Bush, et de nouveau supprimée par Barack Obama en 2009.

Les associations « Pro Life », qui militent contre l’avortement, ont félicité Donald Trump. « Il s’agit d’une étape cruciale sur la voie pour rendre sa grandeur à l’Amérique », a jugé Tony Perkins, président de l’organisation conservatrice Family Research Council, en reprenant le slogan du milliardaire.

Galvanisés par l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, les opposants américains à l’avortement comptent engranger d’autres victoires sous sa présidence. Depuis l’élection du 8 novembre, ils ont déjà adopté dans certains Etats républicains des mesures anti-IVG draconiennes, qui flirtent parfois avec les libertés constitutionnelles.

Le nouveau président s’est entouré dans son gouvernement de hauts responsables ouvertement hostiles au droit à l’avortement. Son vice-président, Mike Pence, a été en pointe d’une longue lutte pour tarir le financement du planning familial. Lorsqu’il était gouverneur de l’Indiana, il avait adopté une législation locale très répressive à l’égard de l’avortement.

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janvier 3rd, 2017 par La rédaction

Le président élu américain Donald Trump, qui entrera en fonction le 20 janvier, s’en est de nouveau pris à la Chine dans des messages publiés sur son compte Twitter, lundi 2 janvier. « La Chine récupère des quantités considérables de richesses et de profits grâce à des échanges commerciaux totalement unilatéraux avec les Etats-Unis, mais elle n’apportera pas son aide sur la Corée du Nord. Sympa ! », a écrit le président élu sur Twitter.

Le milliardaire réagissait aux déclarations du leader de Pyongyang, Kim Jong-un, qui a affirmé dimanche que son pays en était « aux dernières étapes avant le lancement test d’un missile balistique intercontinental ». Il a d’ailleurs affirmé, également sur Twitter, que la Corée du Nord ne se doterait pas d’une arme nucléaire en mesure d’atteindre les Etats-Unis. « Cela ne se fera pas », écrit-il.

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décembre 27th, 2016 par La rédaction

Dans un communiqué de l’équipe de transition, M. Trump affirme que Jason Greenblatt l’assistera « dans les négociations internationales de tout type et pour les accords commerciaux à travers le monde ». L’intéressé dirige de longue date le cabinet d’avocats de l’entreprise du président élu : Trump Organization.
« Jason est un de mes conseillers les plus proches et en qui j’ai le plus confiance. Il a un passé substantiel de négociateur, a mené des transactions compliquées en mon nom et dispose de l’expertise de savoir rapprocher des parties et forger des consensus sur des dossiers difficiles et sensibles », assure M. Trump.

Selon CNN, M. Greenblatt va se concentrer sur le conflit israélo-palestinien, les relations des Etats-Unis avec Cuba et les accords commerciaux avec d’autres pays.

Au commerce, le président élu sera déjà assisté par le milliardaire Wilbur Ross, 79 ans, qu’il a désigné comme secrétaire au commerce. M. Trump n’a pas encore nommé son représentant au commerce extérieur (USTR).

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décembre 16th, 2016 par La rédaction

Le président élu des Etats-Unis, Donald Trump, a annoncé jeudi 15 décembre la nomination comme ambassadeur dans l’Etat hébreu de David Friedman. L’avocat a réagi en affirmant avoir hâte de remplir sa mission « dans la capitale éternelle d’Israël, Jérusalem », touchant un point très sensible dans la région.
Il reprend ainsi une promesse de campagne du républicain, qui avait assuré que Washington reconnaîtrait la ville comme la capitale du pays et y installerait sa représentation diplomatique s’il devenait président.

Cette nomination a immédiatement été critiquée par une association progressiste américaine, J Street, qui a dénoncé le choix « irresponsable » d’un « ami américain du mouvement de colonisation » dans les territoires palestiniens. Les sénateurs, qui devront confirmer ce choix, « doivent savoir que la majorité des juifs américains sont opposés aux opinions et aux valeurs que cette personne représente », poursuit l’organisation.

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décembre 10th, 2016 par La rédaction

Un ex-patron de fonds spéculatif à l’économie, un défenseur des compagnies pétrolières à l’environnement et maintenant un dirigeant de chaîne de restauration rapide pour diriger le département du travail. Donald Trump est en train de former le gouvernement le plus iconoclaste jamais vu aux Etats-Unis.

Le président élu a en effet nommé Andy Puzder ministre du travail, jeudi 8 décembre. Le PDG de CKE Restaurants, la maison mère des enseignes Carl’s Jr. et Hardee’s, s’est imposé ces dernières années comme un farouche adversaire du relèvement du salaire minimum, de l’amélioration des conditions de travail des salariés dans la restauration et de la généralisation de la couverture santé.

M. Puzder « va se battre pour apporter sécurité et prospérité aux salariés américains », a toutefois affirmé M. Trump dans la foulée de cette nomination, ajoutant qu’il allait « soulager les PME du fardeau de règlements superflus, qui ont ralenti la croissance de l’emploi et supprimé des salaires ».

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décembre 10th, 2016 par La rédaction

Personne n’a vraiment été surpris d’apprendre que le président élu américain restera producteur exécutif de l’émission de télé-réalité « Celebrity Apprentice », en même temps qu’il dirigera la première puissance mondiale. Pourquoi, en effet, couper les cordons avec la chose qui a contribué à le réinventer aux yeux d’un pays ?

Comme le disait dans le Washington Post Jim Dowd, qui travaillait pour les relations publiques de NBC pendant la diffusion des émissions :
« Il était devenu un héros, ce qu’il n’avait jamais été auparavant. Il me disait : “On connaissait mon nom, mais je n’avais ni l’amour, ni le respect de l’Amérique profonde.” Maintenant, il l’avait. C’était le pont vers sa campagne. »
La transition entre le Trump télévisé et le Trump candidat était presque logique a posteriori.

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novembre 29th, 2016 par La rédaction

Le magnat de l’immobilier a claironné dimanche, en milieu d’après-midi, la raison de son revers : une fraude pratiquée à un niveau industriel. Des « millions de gens », a-t-il assuré dans un message publié sur son compte Twitter, ont voté « illégalement », naturellement au profit de la démocrate.

L’homme d’affaires a assuré avoir identifié les Etats coupables : la Californie, le New Hampshire et la Virginie. Les autorités de ces trois Etats ont eu beau démentir les allégations du milliardaire, ce dernier a persisté lundi en début de soirée, manifestement outré par le sujet réalisé par un journaliste de CNN, Jeff Zeleny, rentré bredouille de sa chasse aux fraudeurs.

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novembre 26th, 2016 par La rédaction

Lors de la semaine du lundi 21 au vendredi 25 novembre, le Dow Jones, représentatif des « méga-capitalisations américaines », a franchi, pour la première fois de son histoire, les 19 000 points, portant à plus de 9 % son gain depuis le début de l’année. Le S&P 500 (grandes valeurs), le Russell 200 (petites sociétés) ou le Nasdaq (technologies) ont, eux aussi, inscrit un nouveau plus haut historique, augurant un de ces rallyes de fin d’année comme la Bourse les affectionne tant.

Après la hausse des indices, les avis divergent pour savoir si cette « grande rotation » permettra de soutenir encore les actions. Les stratégistes de Deutsche Bank estiment que la politique du président élu pourrait pousser l’indice S&P 500 jusqu’à 2 500 points en 2017, soit 14 % de plus qu’actuellement. Certains ironiseront sur le fait que l’allemand a été l’un des grands financeurs de l’empire Trump.

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