Rubrique : Le Monde

avril 15th, 2017 par La rédaction

Le président américain Donald Trump a promulgué une loi abrogeant une directive de l’ère Obama destinée à sanctuariser les financements publics des cliniques du planning familial. Le Congrès, à majorité républicaine, avait déjà abrogé la directive deux semaines plus tôt, déclenchant la colère des démocrates et de nombreuses associations de défense de l’avortement. La Chambre des représentants avait approuvé le texte en février.

Aux Etats-Unis, les fonds publics ne peuvent permettre de subventionner les avortements. Mais les cliniques comme celles du réseau « Planned Parenthood », dont beaucoup pratiquent des interruptions volontaires de grossesse (IVG), peuvent recevoir des fonds en remboursement d’autres soins de santé, comme des dépistages ou la contraception.

Cette nouvelle mesure de l’administration Trump permet ainsi aux Etats d’interdire le transfert d’argent public à toute clinique qui pratiquerait des avortements.

A la fin janvier, M. Trump avait signé un décret rétablissant une loi bloquant le financement d’ONG internationales soutenant l’avortement. Au début du mois d’avril, les Etats-Unis ont également annoncé qu’ils cessaient de financer le Fonds de l’ONU pour la population. Ce fonds est destiné au planning familial et aux soins apportés aux mères et à leurs enfants dans plus de 150 pays. Le département d’Etat américain avait justifié sa décision par le fait que le fonds « soutient, ou participe à la gestion d’un programme d’avortement coercitif et de stérilisation involontaire ».

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avril 1st, 2017 par La rédaction

M. Trump est ainsi entré en guerre jeudi 30 mars contre l’aile droitière de la majorité conservatrice du Congrès. Dans un premier message sur son compte Twitter, M. Trump s’est montré menaçant : « le Freedom Caucus [le nom que se donne ce groupe d’une petite trentaine d’élus de la Chambre des représentants] va menacer la totalité du programme républicain s’il ne rejoint pas l’équipe, et vite. Nous devrons le combattre, comme les démocrates, en 2018 ».

Il s’est ensuite félicité, dans l’après-midi, toujours sur le même canal, de la publication dans la presse d’une tribune conciliante signée par l’un de ces élus, Ken Buck (Colorado). Cette dernière était en faveur d’un réexamen du projet de loi considéré par les frondeurs comme trop proche de celui mis en place par Barack Obama. M. Trump a également interpellé nommément les responsables du Freedom Caucus, dont le représentant de Caroline du Nord, Mark Meadows.

Pendant les brèves négociations sur cette réforme de santé, M. Trump avait déjà agité des menaces voilées à l’encontre d’élus récalcitrants. Sans succès. Accéder à leurs demandes aurait été impossible, des élus plus modérés risquant de se détourner d’un projet jugé déjà inacceptable par une partie des républicains du Congrès. Une poignée de radicaux s’était laissée fléchir. Un nombre cependant insuffisant pour atteindre le nombre de voix nécessaires à la Chambre.

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mars 18th, 2017 par La rédaction

Premier à prendre la parole lors de leur conférence de presse commune, Donald Trump a d’emblée annoncé avoir « redit à la chancelière Merkel [s]on fort soutien à l’OTAN ». Lors d’un entretien téléphonique en janvier, M. Trump et Mme Merkel avaient souligné « l’importance fondamentale de l’OTAN ».

La dirigeante allemande a pour sa part assuré que « l’Allemagne devait augmenter ses dépenses » dans l’OTAN. « Nous nous engageons aujourd’hui à cet objectif de 2 % (du produit intérieur brut) jusqu’en 2024 », a-t-elle déclaré. « L’an dernier, nous avons augmenté nos dépenses de défense de 8 % et nous allons travailler à nouveau là-dessus », a ajouté la chancelière.

Commerce

« Je ne suis pas un isolationniste, je suis un partisan du libre-échange », a affirmé M. Trump, dont un des slogans est « America First », face à Mme Merkel, qui est à la tête d’une puissance exportatrice. Le président américain s’est empressé d’ajouter qu’il était également partisan « du commerce équitable », car « notre libre-échange a conduit à beaucoup de mauvaises choses » en matière de dettes et de déficits.
La dirigeant allemande a dit espérer la reprise des négociations commerciales entre l’UE et les Etats-Unis. Elle a également souligné que le « succès des Allemands » sur le plan de l’économie mais aussi sur les questions de sécurité et de paix « allait de pair avec » l’intégration européenne. « Je crois d’autre part que la mondialisation doit être façonnée avec un esprit ouvert », a poursuivi la chancelière.

Immigration

« L’immigration est un privilège, pas un droit. Et la sécurité de nos citoyens doit toujours passer en premier. Sans aucun doute », a déclaré le président républicain, faisant référence au rejet de son deuxième décret anti-immigration mercredi.

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février 25th, 2017 par La rédaction

Le président républicain s’en est cette fois pris à la police fédérale américaine (FBI), incapable selon lui de démasquer les agents qui renseignent la presse au sein même de l’institution. Une initiative assez inhabituelle de la part d’un président.
Dans deux tweets matinaux coléreux, dont il est coutumier, Donald Trump a écrit, vendredi 24 février :

« Le FBI est totalement incapable d’arrêter “les auteurs des fuites” concernant la sécurité nationale, qui se sont répandus dans notre gouvernement depuis longtemps. Ils ne peuvent même pas trouver les auteurs de fuites à l’intérieur même du FBI. Des informations classifiées sont données aux médias, ce qui pourrait avoir un effet dévastateur sur les Etats-Unis. TROUVEZ MAINTENANT »

Le président américain avait déjà menacé la semaine passée « d’attraper » les auteurs des fuites dans la presse, après des révélations sur des contacts répétés l’an dernier entre son équipe de campagne et les services de renseignement russes.

Donald Trump a récemment qualifié les grands médias traditionnels d’« ennemis des Américains », et son proche conseiller Stephen Bannon les considère comme un « parti d’opposition ».

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février 17th, 2017 par La rédaction

Le président américain Donald Trump a annoncé, jeudi 16 février, avoir désigné Alexander Acosta pour occuper le poste de secrétaire au travail, le premier Hispanique de son gouvernement.

Mais cette annonce qui intervient au lendemain du retrait de son précédent candidat, Andrew Puzder, a été éclipsée par la violente diatribe du président contre les médias d’information traditionnels qu’il accuse d’être « le parti de l’opposition » et de propager de « fausses informations ».

A plusieurs reprises, le président a interrompu les journalistes, lui posant des questions, avant de critiquer CNN, le New York Times ou la BBC.

Donald Trump a assuré que « beaucoup de journalistes de [son] pays ne vous diront pas la vérité ». « La presse est devenue si malhonnête que, si nous n’en parlons pas, cela dessert énormément le peuple américain. » « Le niveau de malhonnêteté [des médias] est hors de contrôle », a déclaré le président républicain.
« La plupart des médias à Washington, New York et Los Angeles ne parlent pas pour le peuple mais pour les intérêts particuliers et pour ceux qui profitent d’un système cassé de manière très, très évidente », a lancé Donald Trump qui a concentré une grande partie de ses attaques contre la chaîne CNN, l’une de ces cibles favorites.

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février 12th, 2017 par La rédaction

Des centaines de sans-papiers ont été arrêtés et expulsés au cours de la semaine écoulée, aux Etats-Unis, dans des opérations menées par les agents du service des douanes et de l’immigration (Immigration and Customs Enforcement, ICE). Cette agence fédérale spécialisée dans les reconduites à la frontière a ciblé des foyers d’immigrés clandestins à Los Angeles, New York, Chicago, Austin et d’autres villes du pays.

Les interventions menées par la nouvelle équipe à Washington s’inscrivent dans un climat marqué par les déclarations et mesures hostiles aux immigrés en général. Le président Trump a par ailleurs signé, le 25 janvier, un décret donnant la priorité à l’expulsion des sans-papiers ayant un casier judiciaire ou accusés de crime et de délit, sans distinction. Sont également ciblées les personnes entrées illégalement sur le territoire qui sont poursuivies ou soupçonnées, sans avoir été condamnées.

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janvier 26th, 2017 par La rédaction

Cette mesure intervient à un moment particulièrement symbolique : au lendemain du 44e anniversaire de « Roe V. Wade », l’arrêt emblématique de la Cour suprême qui a légalisé l’avortement en 1973 aux Etats-Unis, et deux jours après que des millions d’Américaines ont manifesté pour leurs droits.

Donald Trump renoue ainsi avec la politique mise en place par l’ancien président Ronald Reagan en 1984. Cette « global gag rule » (règle du bâillon mondial), également nommée « politique de Mexico », a fait l’objet d’un véritable ping-pong au fil du temps. Supprimée par Bill Clinton en 1993, elle a été rétablie par George W. Bush, et de nouveau supprimée par Barack Obama en 2009.

Les associations « Pro Life », qui militent contre l’avortement, ont félicité Donald Trump. « Il s’agit d’une étape cruciale sur la voie pour rendre sa grandeur à l’Amérique », a jugé Tony Perkins, président de l’organisation conservatrice Family Research Council, en reprenant le slogan du milliardaire.

Galvanisés par l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, les opposants américains à l’avortement comptent engranger d’autres victoires sous sa présidence. Depuis l’élection du 8 novembre, ils ont déjà adopté dans certains Etats républicains des mesures anti-IVG draconiennes, qui flirtent parfois avec les libertés constitutionnelles.

Le nouveau président s’est entouré dans son gouvernement de hauts responsables ouvertement hostiles au droit à l’avortement. Son vice-président, Mike Pence, a été en pointe d’une longue lutte pour tarir le financement du planning familial. Lorsqu’il était gouverneur de l’Indiana, il avait adopté une législation locale très répressive à l’égard de l’avortement.

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janvier 3rd, 2017 par La rédaction

Le président élu américain Donald Trump, qui entrera en fonction le 20 janvier, s’en est de nouveau pris à la Chine dans des messages publiés sur son compte Twitter, lundi 2 janvier. « La Chine récupère des quantités considérables de richesses et de profits grâce à des échanges commerciaux totalement unilatéraux avec les Etats-Unis, mais elle n’apportera pas son aide sur la Corée du Nord. Sympa ! », a écrit le président élu sur Twitter.

Le milliardaire réagissait aux déclarations du leader de Pyongyang, Kim Jong-un, qui a affirmé dimanche que son pays en était « aux dernières étapes avant le lancement test d’un missile balistique intercontinental ». Il a d’ailleurs affirmé, également sur Twitter, que la Corée du Nord ne se doterait pas d’une arme nucléaire en mesure d’atteindre les Etats-Unis. « Cela ne se fera pas », écrit-il.

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décembre 27th, 2016 par La rédaction

Dans un communiqué de l’équipe de transition, M. Trump affirme que Jason Greenblatt l’assistera « dans les négociations internationales de tout type et pour les accords commerciaux à travers le monde ». L’intéressé dirige de longue date le cabinet d’avocats de l’entreprise du président élu : Trump Organization.
« Jason est un de mes conseillers les plus proches et en qui j’ai le plus confiance. Il a un passé substantiel de négociateur, a mené des transactions compliquées en mon nom et dispose de l’expertise de savoir rapprocher des parties et forger des consensus sur des dossiers difficiles et sensibles », assure M. Trump.

Selon CNN, M. Greenblatt va se concentrer sur le conflit israélo-palestinien, les relations des Etats-Unis avec Cuba et les accords commerciaux avec d’autres pays.

Au commerce, le président élu sera déjà assisté par le milliardaire Wilbur Ross, 79 ans, qu’il a désigné comme secrétaire au commerce. M. Trump n’a pas encore nommé son représentant au commerce extérieur (USTR).

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décembre 16th, 2016 par La rédaction

Le président élu des Etats-Unis, Donald Trump, a annoncé jeudi 15 décembre la nomination comme ambassadeur dans l’Etat hébreu de David Friedman. L’avocat a réagi en affirmant avoir hâte de remplir sa mission « dans la capitale éternelle d’Israël, Jérusalem », touchant un point très sensible dans la région.
Il reprend ainsi une promesse de campagne du républicain, qui avait assuré que Washington reconnaîtrait la ville comme la capitale du pays et y installerait sa représentation diplomatique s’il devenait président.

Cette nomination a immédiatement été critiquée par une association progressiste américaine, J Street, qui a dénoncé le choix « irresponsable » d’un « ami américain du mouvement de colonisation » dans les territoires palestiniens. Les sénateurs, qui devront confirmer ce choix, « doivent savoir que la majorité des juifs américains sont opposés aux opinions et aux valeurs que cette personne représente », poursuit l’organisation.

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