Rubrique : Le Temps

avril 15th, 2017 par La rédaction

Une nouvelle démonstration de force de la part de Donald Trump après les frappes américaines en Syrie qui ont suivi l’attaque chimique imputée au régime de Damas? Le largage, jeudi, en Afghanistan, de la «mère de toutes les bombes» est au cœur des interrogations. Pourquoi avoir utilisé une bombe si puissante qui n’avait encore jamais été déployée auparavant? Une des pistes évoquées est que l’opération serait un avertissement pour la Corée du Nord, qui s’apprêterait à effectuer un nouveau tir de missile balistique ou test nucléaire.

Les Américains ont recouru à la bombe GBU-43/B MOAB, composée de près de onze tonnes de TNT, pour viser une série de grottes dans une province de l’est de l’Afghanistan et toucher l’Etat islamique. C’est la première fois que cette puissante bombe non-nucléaire a été utilisée. Guidée par GPS, elle a été larguée par un avion de transport C-130. Son dernier test, qui remonte à 2003, avait provoqué un champignon de fumée, visible sur 32 kilomètres, selon l’armée américaine. MOAB est le sigle de Massive Ordnance Air Blast Bomb, qui signifie «bombe à effet de souffle massif». Mais l’acronyme a également été détourné en «Mother of All Bombs», la mère de toutes les bombes, selon l’expression en cours au Pentagone.

Lors d’une réunion avec des militaires où il s’est félicité de la «réussite» de la mission en Afghanistan, Donald Trump a été interrogé par une journaliste sur un possible lien avec le dossier nord-coréen. «Je ne sais pas si un message est passé à la Corée du Nord, mais que ce soit le cas ou pas, cela ne fait pas de différence: la Corée du Nord est un problème, que nous allons traiter», a-t-il souligné.

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décembre 29th, 2016 par La rédaction

Rarement la transition du pouvoir se sera déroulée dans une atmosphère aussi électrique. On est loin des cordialités échangées par les deux hommes politiques deux jours après la victoire du milliardaire new-yorkais lors de la présidentielle du 8 novembre. Principale pomme de discorde: Israël.

L’adoption, il y a une semaine, d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant la construction de colonies dans les territoires occupés a été décrite par certains membres de l’équipe Trump comme un coup de poignard dans le dos orchestré par Barack Obama. Or, en septembre dernier déjà, avant l’élection de Trump, la Maison-Blanche laissait entendre qu’elle allait agir sur le dossier israélo-palestinien soit par une déclaration, soit par le biais du Conseil de sécurité.

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