Merkel et Trump déminent la relation euro-américaine

Pour défendre la relation économique bilatérale, la chancelière s’était entourée de dirigeants d’entreprises allemandes comme BMW, dont la plus grande usine se trouve aux États-Unis. Ils ont fait valoir à Trump leurs 200 milliards d’investissements et 700.000 emplois créés dans son pays. Ils lui ont aussi expliqué leur système d’apprentissage, promettant de le développer outre-Atlantique. Trump s’est défendu d’être «isolationniste»: «Je suis pour le libre et juste commerce. Mais les négociateurs allemands ont mieux travaillé jusqu’ici que les négociateurs américains, et cela va changer», a-t-il promis.

La Maison-Blanche avait indiqué que le président était curieux de connaître l’opinion de Merkel sur Vladimir Poutine, qu’elle pratique de longue date. L’avenir de l’Europe, l’Ukraine et la lutte contre l’État islamique figuraient aussi au menu de leurs discussions, sujets trop vastes pour être épuisés en deux heures de tête-à-tête et un déjeuner. Angela Merkel n’a pas été invitée à Mar-a-Lago, la résidence de Floride où avait séjourné le premier ministre japonais, Shinzo Abe, et vers laquelle s’est envolé Donald Trump dès la fin de leurs entretiens.

Le 18 mars 2017 par Le Figaro