Secrétaire d’État américain : Trump fait un bras d’honneur au cartel russophobe

C’est fait. Trump a choisi pour futur secrétaire d’État le prince mondial des énergies fossiles, Rex Tillerson, le PDG d’ExxonMobil. Le futur président marque ainsi son territoire, impavide : ce sera la souveraineté ou rien.

En commençant par la relance économique mondiale, et une stratégie énergétique indépendante du terrorisme islamiste. D’où le choix de Rex Tillerson, décoré par Poutine de l’ordre de l’Amitié (Орден Дружбы) en 2012, après un accord majeur de 500 milliards de dollars signé entre les deux en 2011. Un accord stoppé net par les sanctions économiques, Tillerson n’étant pas parvenu, malgré une dizaine de rencontres ou de discussions, à convaincre Obama d’y surseoir. Exxon en paye le prix : un milliard de dollars de coût annuel.

Adieu, la guerre en mer Baltique ! Adieu, la « libération » de Kaliningrad ! Adieu les nouveaux contrats surfacturés.

Ceci explique la récente violence des démocrates, exprimée dans les grands médias, qui n’en reviennent toujours pas d’avoir perdu l’élection avec une aussi mauvaise candidate, furieux de voir l’opinion publique se rallier à Trump et consternés par l’envolée de la Bourse depuis cinq semaines. Rien de tel, en effet, que des baisses d’impôts, des projets d’infrastructure, la déréglementation des PME, une politique de l’énergie qui repose sur un impératif de sécurité nationale, le tout servi par l’affichage d’une équipe gouvernementale composée de self-made-men, de financiers proches de Wall Street (eh oui !) comme de généraux… pour espérer la réorganisation des bureaucraties et le retour à la prospérité.

Le 13 décembre 2016 par Boulevard Voltaire