Syrie, Afghanistan, Donald Trump a-t-il pris goût à l’interventionnisme?

Dans la nuit du 6 au 7 avril, 59 missiles Tomahawk ont été lancés sur une base de l’aviation syrienne, en réponse à l’attaque chimique du 4 avril sur la ville de Khan Cheikhoun, imputée au régime de Damas. Moins d’une semaine après cette démonstration de force face à Bachar al-Assad, l’armée américaine a lâché la GBU-43/B, sa plus puissante bombe non-nucléaire, jeudi, sur une position de Daesh en Afghanistan, qui aurait tué 36 combattants jihadistes. Donald Trump, lui, s’est félicité d’un « nouveau succès ». Mais pourquoi le président américain développe-t-il cet interventionnisme soudain?

Pour CNN, en agissant ainsi, Donald Trump, conscient que l’ensemble du monde le regarde, montre les muscles et envoie un message fort: il est un chef d’Etat qui ne rechigne pas à utiliser la force, et ses ennemis ne doivent pas l’oublier. Une manière de se différencier de son prédécesseur Barack Obama, et de s’affirmer comme un puissant commandant en chef.

Une première étape symbolique pour le républicain, qui avait fait de l’élimination de Daesh l’une de ses priorités, pendant sa campagne. Les sondages réalisés outre-Atlantique démontrent d’ailleurs que les frappes en Syrie ont été approuvés par une majorité d’Américains. Selon un sondage Washington Post-ABC publié le 10 avril, 51% déclarent soutenir les frappes, et 40% s’y disent opposés.

Le 15 avril 2017 par BFM TV