Trump s’attaque aux pays «tricheurs»

Le président des États-Unis doit signer deux décrets visant à désigner les causes et les responsables du déficit américain. Il poursuit ainsi son objectif affiché de vouloir protéger les travailleurs américains contre les méfaits de la mondialisation libérale, une entreprise qui nécessiterait de réviser de fond en comble les règles du commerce mondial, bâties sur un axiome libre-échangiste.

Selon le secrétaire au Commerce Wilbur Ross, l’objectif est d’aboutir, d’ici 90 jours, à une liste «pays par pays, produit par produit» qui devra identifier les cas de «triche», mais aussi d’accords de libre-échange qui n’ont pas tenu leurs promesses ou encore des règlements non respectés.

Ce travail de recensement «servira de socle pour la prise de décision de l’administration», a-t-il déclaré. Car cette administration a pris depuis le début un virage radical en matière commerciale, envisageant de recourir au protectionnisme et de dénoncer plusieurs accords de libre-échange, aussi bien régionaux comme l’Alena que mondiaux, comme ceux de l’OMC, ce qui a plongé dans l’embarras ses partenaires.

Les pays ciblés sont la Chine, l’Allemagne, le Japon, le Mexique, l’Irlande, le Vietnam, l’Italie, la Corée du Sud, la Malaisie, l’Inde, la Thaïlande, la France, la Suisse, Taiwan, l’Indonésie et le Mexique. Selon le Secrétaire au Commerce, être désigné ne signifie pas nécessairement que des mesures de représailles seront prises.

«Dans certains cas, cela sera simplement qu’ils sont meilleurs que nous pour produire tel ou tel produit ou qu’ils peuvent le produire moins cher», a-t-il expliqué.

Le 1 avril 2017 par TVA nouvelles